11.01.2012
Les Etats-Unis et le Canada ont toujours eu une longueur d’avance sur le marché immobilier par rapport à notre vieille Europe toujours en retard. Ceci, tant sur leur manière de concevoir le métier d’agent immobilier mais aussi sur leur faculté à absorber rapidement les nouvelles tendances.
Je me suis donc jeté sur livre « l’immobilier en 2025 investir autrement » de Martin Provencher il y a quelques mois. A la première lecture, j’ai été un peu déçu.
Aujourd’hui, 6 mois après, j’ai quand même eu envie de le relire. J’avais trouvé néanmoins la vision de Martin Provencher synthétique et je me rendais compte que je repensais souvent à ce titre pour lequel je n’avais pas eu de réponse.
Quelles seront les grandes tendances de l’immobilier en 2025?
Pour lui, nous devons avoir comme idée fondamentale la rareté des espaces et le déséquilibre entre la demande d’espace pour une population en éternelle croissance et l’offre qui diminue elle aussi à cause de l’industrialisation, l’urbanisation, la pollution, la pénurie d’eau potable et le réchauffement climatique.
Le ton est donné…
Les segments de marchés d’avenir en immobilier seront : les résidences inter-générationnelles avec services, les terres à bois, les terrains résidentiels, les terres agricoles, les résidences éco-énergétique, les immeubles en copropriété, les maisons jumelées…Les segments à éviter : les bureaux, les commerces, les bungalows…
Autant je trouve des anticipations logiques et des similitudes avec nos marchés sur ces marchés d’avenir, autant sa vision des 8 segments de marché à éviter ne m’a pas du tout convaincu…c’est peut-être ma vision franchouillarde ou le rêve du cabanon qui doit m’habiter…
Ce qui m’a finalement le plus intéressé dans son livre c’est la partie qui s’intitule: « la mort des blocs ». Martin Provencher y décrit la mort des immeubles en centre ville… et surtout des immeubles de placement dans lesquels les locataires stables, solvables et intéressants (entendons par là ceux qui prennent soin de leur appartement) ne loueront plus et préfèreront directement acheter. Il faut dire qu’au Canada comme en France, les locataires sont incités à emprunter.
Il explique également que seuls les locataires avec de petits revenus et instables resteront locataires. L’entretien dans les immeubles où ils habiteront y sera mal assuré et le délabrement de ces blocs sera de plus en plus avancé.. La hausse du coût de l’énergie pour leur chauffage sera également un facteur d’obsolescence. Seuls les immeubles avec des propriétaires occupants pourront s’en tirer…
Cette description des blocs que j’ai assimilée à nos grands ensembles immobiliers des années 60 correspond à ce que je sens et ce que je constate. Sauf que pour nous les grands immeubles ne sont pas dans les centres villes.
Je suis en effet aussi convaincu que la vie dans les grandes tours avec des isolations défaillantes et une qualité de construction médiocre seront les grands perdants des prochaines années. A cause des coûts d’entretien qui ne cesseront d’augmenter et des besoins d’investissement en mise aux normes à réaliser très important.
Le reste de sa vision est assez pessimiste comme souvent quand on tente de se projeter rationnellement.
Il donne deux conseils d’achat. Le premier plutôt classique en ce moment est l’achat de terres agricoles et le deuxième plus surprenant est l’achat de résidences secondaires.
Voilà en un bref résumé la vision d’un agent immobilier Canadien sur les grandes évolutions du marché mondial à long terme et les réflexions d’un agent immobilier Marseillais.
Il semblerait que nous vivions sur la même planète!
Stéphane pujol


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